F-Society

F Society : le collectif hacktiviste qui a fait trembler Wall Street

New York, mai 2015 — Dans les couloirs feutrés d’E Corp, on préfère éviter de prononcer son nom. Sur les forums underground, on ne parle que d’elle. F Society, le collectif de hackers anonymes basé — dit-on — dans un ancien manège désaffecté de Coney Island, est devenu en quelques mois l’obsession de la sécurité informatique américaine.

Une attaque sans précédent

L’attaque qui a visé les serveurs de sauvegarde d’E Corp, le conglomérat surnommé « Evil Corp » par ses détracteurs, a effacé des pans entiers de données financières : dossiers de crédit, historiques de prêts, relevés bancaires de millions d’Américains. Le groupe revendique avoir voulu « annuler la dette » d’une génération entière, dans un geste qu’il présente comme une libération plutôt qu’un simple acte de piratage.

Les vidéos diffusées par F Society, mettant en scène un porte-parole masqué au visage souriant grimé façon clown vintage, ont circulé massivement sur les réseaux avant d’être retirées puis rediffusées sur des serveurs miroirs. Le message est simple : le système financier mondial repose sur une fiction numérique, et cette fiction peut être détruite.

Le FBI sur les dents

Les autorités fédérales, qui enquêtent depuis des mois sur ce qu’elles qualifient de « cyberterrorisme », restent discrètes sur l’avancée de leurs investigations. Des sources proches du dossier évoquent des connexions possibles avec des acteurs étatiques, sans exclure la piste d’un simple collectif de hacktivistes idéalistes, dans la lignée d’Anonymous ou de LulzSec.

« Ce qui nous inquiète, ce n’est pas seulement l’ampleur de l’attaque, c’est sa précision chirurgicale », confie, sous couvert d’anonymat, un agent impliqué dans l’enquête. « Quelqu’un connaissait l’architecture interne d’E Corp mieux que ses propres ingénieurs. »

Une jeunesse fracturée entre admiration et crainte

Sur les campus, dans les cafés de Brooklyn, le nom de F Society divise. Certains y voient une réponse légitime à des années de crise financière et d’inégalités croissantes. D’autres redoutent le chaos économique que pourrait engendrer un effondrement du système de crédit.

Wall Street, de son côté, retient son souffle. E Corp a beau multiplier les communiqués rassurants, les marchés restent nerveux. Et dans l’ombre, F Society n’a laissé planer aucun doute : ce n’était, selon eux, qu’un début.

 

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